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Une première pour la DERE
A gauche, un cheval atteint de DERE, à droite, un cheval sain
Photo DR>

Par rédaction Le 25/04/2008

C'est la première fois que la science va s'intéresser à la dermite estivale récidivante équine (DERE). Un observatoire national destiné à récolter un maximum d'informations sur cette maladie vient d'être créé.

La dermite estivale récidivante équine (DERE) tend à augmenter depuis ces dernières années. "C'est un vrai fléau, indique Peggy Pansart, de la société Animaderm, fabricant d'un produit destiné à soulager la maladie. En plus, la DERE, qui est une allergie aux piqûres d’insectes, est actuellement incurable."

Personne ne sait trop pourquoi la dermite estivale récidivante équine est autant envahissante. C'est la raison pour laquelle la communauté scientifique, accompagnée des acteurs de terrain (maréchaux-ferrants, responsables de centres équestres, cavaliers, etc.) ont souhaité s'associer activement aux travaux de recherche sur cette maladie. "Il faut trouver le moyen de la supprimer !, milite Mme Peggy Pansart. D'autant qu'elle ne recense aucune donnée concrète aujourd’hui. Toutes ses réflexions ne sont basées que sur des faits empiriques, et pas sur des données statistiques précises."

En ligne de mire : les cullicoides et autres parasites responsables de l’allergie. "Jusqu'alors, les chevaux s'en accommodaient très bien, explique Peggy Pansart. Seulement, il semblerait que ce ne soit plus tellement le cas maintenant." Tout est donc question de savoir si les mêmes parasites sont plus résistants, s'ils sont différents ou encore s'ils ont subi des évolutions. Quant aux chevaux, l'interrogation porte plutôt sur l'impact que peut avoir l'alimentation et l'environnement sur la maladie. Enfin, Mme Pansart et les autres aimeraient bien comprendre pourquoi "les chevaux qui sont atteints de la DERE sont en perte de défenses immunitaires".

Face à ce vide scientifique, c'est tout le monde équestre qui est sollicité. "Personne n'a pu mettre en place d'étude-terrain, souligne Peggy Pansart. C'est pourtant de ce genre d'information dont nous avons besoin pour avancer et trouver des solutions. Mais surtout, pour éviter que la DERE passe du stade de pathologie "anecdotique" à celui de pathologie "commune"."

Ainsi, toute contribution est à apporter à l'adresse Internet http://www.derfen.com/content/view/57/52/. L'objectif avoué est de mobiliser aussi d'autres pays où la dermite estivale récidivante équine sévit. Pour l'instant, les propriétaires de chevaux paraissent plus qu'enclins à communiquer sur le sujet. Ce qui n'est pas le cas des vétérinaires, qui restent encore un peu à la traîne.



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